Intervenants :  Francisco Blas Izquirdo Riera, Matthew Thode et  Luca Barbato

Lors de cette conférence les développeurs de eudev ont expliqué les raisons qui les ont poussés à forker udev ; comment ils se sont organisés ; où on est le projet à l’heure actuel et quelles sont les priorités à venir.

La conférence a commencé par l’offre d’une boite de chocolat aux développeurs de systemd (et donc de udev) par Francisco Blas Izquirdo Riera. Francisco voulait souligner le fait que ce fork n’était pas du à une mésentente avec les développeurs de systemd : « It’s not a hate based fork».

Dans la première partie de la présentation les auteurs ont voulu écarter plusieurs idées reçues qui commençaient à circuler autour de eudev :

* Gentoo ne forcera pas ces utilisateurs à utiliser eudev plutôt que udev (le fork eudev a été initié et est maintenu principalement par des développeurs Gentoo)

* le code d’eudev est relut avant d’être comité dans la branche principale; chaque modification suit un processus de

vérification et de relecture

* le code d’eudev est testé

* eudev n’est pas un projet spécifique à Gentoo, toute autre distribution souhaitant s’investir dans le projet est la bienvenue

* tous les développeurs sont les bienvenus

Les principales idées directrices du projet sont :

* de maintenir le code simple et propre,

* d’utiliser les standards tant que possible,

* de détacher au maximum le logiciel du système (pour pouvoir l’utiliser sur un vieux noyau Linux par exemple)

Le but du projet est surtout de détacher complètement eudev du noyau Linux ou des bibliothèque GNU (contrairement à ce que fait actuellement systemd) et de maintenir le support des anciennes fonctionnalités de udev.

Les auteurs ont tenus à souligner qu’ils sont tous assez inexpérimentés dans les domaines dans lesquels eudev évolue. Ils n’ont pas eu la prétention d’annoncer savoir exactement comment ils allaient implémenter certaines fonctionnalités prévues (comme le support de partition /usr séparé par exemple).

La conférence s’est vite transformée en argumentation entre les auteurs d’eudev et les développeurs de systemd (qui ont plusieurs fois été priés de (re)prendre un chocolat…). Elle n’a pas vraiment pu suivre le schéma prévu mais pour ma part je pense qu’aucune des deux parties n’avait tort.

udev/systemd utilise au maximum des fonctionnalités du noyau Linux pour optimiser sont processus ou ajouter de nouvelles fonctionnalités, mais cela se fait au détriment du support de noyau trop vieux ou d’ancienne fonctionnalité. Les modifications à faire dans le code udev pour maintenir sa rétrocompatibilité étant trop grandes, le fork est une solution tout à fait normal.

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